L'essentiel

  • Google recommande explicitement le moins de catégories possible, pas le plus.
  • Le test officiel : la catégorie complète « cette activité EST un », jamais « cette activité A un ».
  • Les photos ne doivent porter ni retouche significative ni filtre ou IA excessifs, l'image doit représenter la réalité.
  • Le nom doit être repris exactement tel qu'il figure sur l'enseigne réelle.

Passez en lecture longue pour le détail, les chiffres et les sources.

Ce que Google écrit, noir sur blanc

Ses recommandations publiques sont explicites : « Use as few categories as possible to describe your overall core business ». Le moins possible. C'est la phrase que je relis à chaque fois qu'une fiche me tombe entre les mains avec 9 catégories et une description bourrée de mots-clés.

1. Choisir les catégories par soustraction

Google donne un test de formulation : la catégorie doit compléter « This business IS a », jamais « this business HAS a ». Un restaurant qui dispose d'une terrasse est un restaurant, pas un établissement de plein air.

Le texte ajoute une interdiction nette : ne pas se servir des catégories « solely as keywords or to describe attributes of your business ». Empiler des intitulés proches pour ratisser large est précisément l'usage que Google écarte. Il précise d'ailleurs prendre en charge le reste : « Focus primarily on adding the most specific categories for your business; we'll do the rest ».

2. Nommer les services dans les mots du client

Une prestation bien nommée renseigne plus qu'un paragraphe générique. Google situe l'enjeu du côté de la personne qui cherche : les catégories, écrit-il, « help your customers find accurate, specific results for services they're interested in ».

Le test tient en une question : la formulation serait-elle comprise par quelqu'un qui ne connaît pas votre métier ? Si elle suppose votre vocabulaire interne, elle sert mal celui qui vous cherche.

3. Montrer ce qui existe, sans l'embellir

Sur ce point la page consacrée aux photos est directe. Une image doit être nette, bien éclairée, et « have no significant alterations or excessive use of filters or AI ». L'exigence est résumée en cinq mots : « the image should represent reality ».

Il attend aussi que les photos mettent en avant ce qui compte au moment de la décision d'achat. Autrement dit une image utile plutôt qu'une image jolie.

4. Répondre aux avis pour ce qu'ils sont

Une note résume, un avis raconte. La réponse prolonge ce récit quand elle reconnaît ce qui s'est passé, elle l'annule quand elle récite une formule. Aucune règle officielle ne dicte le ton d'une réponse : ce quatrième point relève de ma pratique, pas de la documentation.

5. Tenir le nom et l'adresse à l'identique

La consigne est d'inscrire le nom « exactly as it appears on your real world business signage », et l'adresse complète et exacte. La cohérence entre l'enseigne, la fiche, le site et les annuaires est le réglage le plus négligé de cette liste, et le seul qui se dégrade tout seul avec le temps.

Le lien avec le référencement

Le SEO local, la visibilité dans les résultats de proximité, se nourrit de cette matière. Google indique détecter des catégories automatiquement à partir de votre site et des mentions de votre activité en ligne. Une fiche cohérente avec le reste de vos points de contact lui donne des signaux concordants, une fiche approximative lui donne des signaux à arbitrer.

Deux autres sigles circulent aujourd'hui dans le métier : l'AEO, l'optimisation pour les moteurs de réponse, et le GEO, l'optimisation pour les moteurs génératifs. L'hypothèse répandue est qu'une information structurée et recoupable sert mieux ces systèmes qu'une page promotionnelle. Je la signale comme hypothèse : aucune source officielle ne décrit à ce jour comment une fiche d'établissement les alimente. Ce que je constate en revanche, c'est que les exigences de sobriété, d'exactitude et de cohérence sont les mêmes dans les trois cas.

Ce que ces réglages ne font pas

Ils ne créent pas de la demande là où il n'y en a pas. Ils ne rattrapent pas une activité dont la promesse reste floue : une fiche exemplaire pour un métier mal défini reste une fiche exemplaire que personne ne comprend. Et Google ne publie aucune mesure d'effet, donc personne ne peut honnêtement chiffrer ce que ces corrections rapportent.

À retenir

Le bon réglage est presque toujours le plus sobre. Les règles publiques réclament le minimum nécessaire, là où le réflexe pousse à en ajouter. La clarté locale ne vient pas d'une sur-optimisation, elle vient d'informations nettes, exactes et tenues dans la durée.

Sources